PRÉSENTATION DE L'ASSOCIATION:

Son histoire

La MJC de Chaumont est née officiellement, par le dépôt de ses statuts en Préfecture, le 17 Novembre 1955. De fait elle constitue une des premières MJC de France, car leur développement date principalement de la fin des années 50 et de la décennie des années 60. Avant la naissance de la MJC à Chaumont on peut supposer que de nombreuses réunions avaient eu lieu préalablement avec les différents partenaires (FFMJC, Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports, Ville, Associations, Personnalités, etc.) qui soutenaient le projet de la création d’une Maison des Jeunes et de la Culture.

Le « mouvement » des MJC est né à la fin de la guerre 1939-1945, suite au constat fait, entre autres, de l’endoctrinement d’une partie de la jeunesse dans l’idéologie et les forces pétainistes, fascistes et nazies pendant la 2ème guerre mondiale, et de la nécessité d’en empêcher le recommencement ; ce qui fut traduit par le célèbre et toujours actuel « plus jamais ça ».

 

La création de la Fédération Française des MJC (FFMJC) date de 1948 faisant suite à une première structure appelée République des Jeunes (1944-1947). La FFMJC dépendant du ministère de la jeunesse et de la vie associative, le fait que M. Jean MASSON, maire de Chaumont dans les années cinquante, en était le ministre a sans nul doute contribué à la création de la MJC dans la ville où il était le maire.

Dans les documents de l’époque 2 raisons essentielles sont mises en avant pour cette création :

Donner aux associations locales (Ciné Club, JMF, Photo Club, Tennis Club, Ski Club, Les Bardes, Judo Club, etc.) un lieu de rassemblement et de pratique de leurs activités.

Permettre aux jeunes de Chaumont d’avoir un foyer agréable et favoriser leur entrée dans la société, ce que l’on peut traduire aujourd’hui par faire de la formation à la citoyenneté.

« La Municipalité de Chaumont a mis à la disposition de la jeunesse un immeuble » (extrait d’un des premiers comptes-rendus de CA – 16/01/1956), situé au 7 de la rue Damrémont, d’abord ouvert aux activités et clubs dès l’automne 1955 et, après des travaux d’aménagement, aux adhérents à partir du printemps 1956, par l’ouverture du foyer avec jeux de type, baby foot, ping-pong, cartes, échecs, etc.

2) Fonctionnement et localisation

La MJC, comme toutes les associations, fonctionne dans le cadre d’instances dites statutaires. Cela va de l’Assemblée Générale Ordinaire ou Extraordinaire au Bureau du CA, en passant par le travail de commissions officielles (paritaire de gestion du personnel, financière de suivi des comptes et préparation des budgets, animations et activités) mais aussi moins formelles et ouvertes (culturelle pour le cinéma et les spectacles, etc.).

Pour animer son projet politique et pédagogique, elle utilise la forme démocratique dite de la cogestion, qui permet de réunir l’ensemble des partenaires liés au développement de son projet. Cela se traduit par la constitution d’instances dans lesquelles chaque partie est représentée. Ainsi le CA est constitué de membres de droit, de membres associés et de membres élus (représentants des adhérents), les membres élus devant toujours avoir la majorité absolue sur les membres de droit + les membres associés au CA...

 

 

 

 

 

 

 

EDUCATION POPULAIRE:

 

Développer ou soutenir le projet d’une Maison des Jeunes et de la Culture, c’est s’impliquer dans une politique d’Education Populaire.

Mais qu’est-ce que l’Education Populaire ?

Ce n’est ni une expression vide de sens ni une notion dépassée, même si elle puise ses sources dans la pensée des Lumières et la Révolution Française de 1789, dans le bouillonnement philosophique du 19° siècle, puis dans la réaction au chaos de la deuxième guerre mondiale. L’Education Populaire est, et reste avant tout, une conception à la fois réaliste et optimiste de la société, et une manière de la faire évoluer positivement. Elle a pour objectif d’apporter à chaque individu les moyens de s’épanouir culturellement, de s’élever socialement et humainement, de devenir un citoyen autonome, responsable et heureux, grâce à la découverte de ses propres richesses et de celles des autres, grâce à la reconnaissance des différences et à la tolérance, grâce à l’apprentissage du vivre ensemble pour mieux vivre ensemble.

Dans une société de plus en plus individualiste, remplie d’inégalités grandissantes et de trop d’indifférence, l’Education Populaire apparaît plus nécessaire, plus utile et plus d’actualité que jamais. Elle n’est pas une politique purement utopique, puisque des structures, comme notre MJC, existent, pour la mettre en oeuvre dans une démocratie participative sans cesse renouvelée, à condition de trouver les soutiens correspondants, auprès de partenaires locaux et nationaux.

Il y a plus de 50 ans que la MJC de Chaumont développe son projet d’Education Populaire. Elle est devenue une structure associative incontournable sur la ville : par sa taille, son expérience et ses compétences ; par son dynamisme permanent dans des domaines variés et son implication croissante sur le territoire (des quartiers de sa ville à la Région en passant par les différents systèmes de représentation territoriaux comme le Pays), ainsi qu’au sein du monde associatif et de la Fédération Française des MJC. La sollicitation régulière de la MJC de Chaumont par les autres acteurs de la vie culturelle et sociale est aussi une preuve de sa nécessité et de son efficacité.

La MJC de Chaumont évolue avec la ville, les habitants et ses adhérents. C’est pourquoi elle a élaboré un projet appelé NOUVELLE MJC dans le but de trouver les moyens de pérenniser sa structure et de poursuivre sa politique, tout en proposant une évolution, tant matérielle que structurelle, adaptée à son environnement.

Ce projet mobilise de nombreuses personnes militantes (bénévoles et professionnelles) qui souhaitent le voir se concrétiser, avec les forces vives de la MJC, mais aussi et surtout avec le soutien et la reconnaissance des partenaires politiques et financiers territoriaux ou de l’Etat conscients qu’ils contribueront ainsi à la construction d’une société plus juste et au bien-être de leurs concitoyens.

 

 

Rose-Marie Agliata